La Banque mondiale investira trois milliards de dollars en Côte d’Ivoire d’ici 2020

De quoi financer une partie des 29 311 milliards de F CFA (44,6 milliards d'euros) du plan national de développement (PND) 2016-2020 annoncé par Abidjan mi-décembre et sur lequel des discussions sont en cours a dit le nouveau représentant de la Banque mondiale à Abidjan lundi.

La Banque mondiale et ses filiales, la Société financière internationale (SFI) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), investiront trois milliards de dollars dans plusieurs projets en Côte d’Ivoire d’ici 2020. La Banque mondiale table sur 800 millions de dollars (contre 600 millions sur la période 2012-2015), la SFI sur 1,7 milliard de dollars et la MIGA sur 850 millions de dollars. Les investissements seront composés de prêts, dons et garanties.

Les projets identifiés concernent les domaines de l’agriculture, de l’électrification rurale, de l’eau potable, de la santé et de la transformation du cacao et de l’anacarde (noix de cajou).

Discussions en cours avec l’État ivoirien sur le PND

« Pour l’année 2016, nous prévoyons une enveloppe de 510 millions de dollars pour huit projets que nous avons déjà identifiés », a expliqué Pierre Laporte, le directeur des opérations de la Banque mondiale en Côte d’Ivoire, qui a pris ses fonctions fin novembre.

Il indique au passage que des discussions sont en cours avec l’État ivoirien sur l’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds devant contribuer au PND 2016-2020, dont le montant a été fixé à 29 311 milliards francs CFA par les autorités ivoiriennes mi-décembre.

Pour la Banque mondiale, cinq points sont importants pour que la Côte d’Ivoire poursuive sa forte croissance économique (supérieure à 8% de croissance annuelle). « La stabilité sociale et politique, la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, la réforme agraire, le développement d’un secteur financier inclusif et le renforcement de la gouvernance sont autant d’éléments qui permettront à la Côte d’Ivoire, qui vise l’émergence, de poursuivre son développement économique », a expliqué l’ancien patron de la Banque centrale des Îles Seychelles, à l’occasion d’un point presse tenu lundi 1er février à Abidjan.

source jeuneafrique.com

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