Abidjan - La Côte d`Ivoire va dédommager à hauteur d`environ dix millions d`euros 44
entreprises françaises sinistrées en novembre 2004 à la suite de violentes manifestations anti-françaises à Abidjan, a-t-on appris lundi de source officielle.
Par ailleurs, le gouvernement ivoirien consacrera six milliards FCFA supplémentaires (environ 10 M EUR) au dédommagement des entreprises, ivoiriennes ou étrangères, victimes des pillages qui ont
accompagné les combats du début avril à Abidjan, épilogue de la récente crise post-électorale, a indiqué le ministre ivoirien de l`Economie, Charles Koffi Diby.
Cette aide sera débloquée sur financement de l`Agence française de développement (AFD), a-t-il dit. Concernant le dossier de 2004, l`ambassadeur de France à Abidjan, Jean-Marc Simon, a déclaré:
"les années ont passé, le vent a tourné. Il est apparu récemment qu`il était maintenant urgent, indispensable de régler définitivement ce contentieux entre des entrepreneurs français et la Côte
d`Ivoire".Ce fonds d`indemnisation de quelque 10 millions d`euros sera réparti entre les 44 sociétés françaises "les plus touchées", a souligné M. Diby après une rencontre entre partenaires
français et ivoiriens sur ses modalités de gestion.La décision d`indemnisation pour 2004 devrait être annoncée officiellement lors de la visite du Premier ministre français François Fillon, jeudi
et vendredi à Abidjan, selon M. Simon.Une aide aux PME sinistrées était évoquée depuis des années sans se concrétiser, alors que les relations Paris-Abidjan restaient marquées par de fortes
tensions jusqu`à l`arrestation de l`ex-président Laurent Gbagbo (2000-2011) le 11 avril.De nombreuses entreprises françaises, en général des PME, avaient été frappées et environ 150 avaient
disparu après les manifestations anti-françaises des "patriotes" pro-Gbagbo en novembre 2004. Ces violences avaient aussi entraîné l`évacuation par l`armée française de 8.000 ressortissants
étrangers.
Le Journal de la Marine Marchande
rapporte que le port de Dakar vient de se doter de quatre nouveaux portiques pour se mettre aux niveaux des standards mondiaux. Un investissement de l’opérateur portuaire émirati Dubaï Port World
(DPW) qui, en 2007, avait obtenu la concession du port de Dakar pour une durée de 25 ans renouvelables.